Dressage
Stelling et flexion : quelle est la différence ?
Stelling et flexion sont deux concepts souvent confondus en dressage, mais ils sont clairement distincts. La stelling concerne la position de l'encolure et de la tête, tandis que la flexion implique toute la colonne vertébrale du cheval. Comprendre cette différence permet de monter plus efficacement et d'éviter les déséquilibres dans l'entraînement. Dans cet article, nous expliquons ce que chacun de ces concepts signifie vraiment, comment les reconnaître et les travailler, et pourquoi ensemble ils forment la base de la perméabilité et de l'équilibre.
Publié: 5/24/2026
EquiSight Editorial
Redactie · EquiSight · SaFleu Equestrian Centre BV

Qu'est-ce exactement que la stelling ?
La stelling est la flexion latérale des vertèbres cervicales, juste derrière la base des oreilles. On la voit à la commissure intérieure du cheval : celle-ci devient juste visible, mais vous ne devez pas pouvoir voir l'œil extérieur en tant que cavalier. Une règle empirique est de plier au maximum deux ou trois vertèbres. Plus que cela est une sur-stelling — le cheval évite alors la charge sur l'arrière-main au lieu de la supporter. Vous obtenez la stelling surtout en travaillant avec la rêne intérieure en combinaison avec une jambe qui suit. C'est une position subtile, pas une rotation exagérée.
Qu'entendons-nous par flexion ?
La flexion est l'arc que forme tout le corps du cheval, de l'encolure à la queue, idéalement de manière uniforme sur toute la colonne vertébrale. Sur un cercle de 10 mètres, la flexion du cheval correspond à la courbure du cercle : les postérieurs suivent les traces des antérieurs. Vous demandez la flexion avec votre jambe intérieure à la sangle et votre jambe extérieure légèrement en arrière. Votre rêne extérieure maintient la flexion et empêche l'épaule de s'échapper. Un cheval bien fléchi se sent plus équilibré à la main des deux côtés.
Les quatre différences pratiques
- La stelling se situe dans l'encolure (2-3 vertèbres) ; la flexion concerne toute la colonne vertébrale
- Vous demandez la stelling avec la rêne intérieure ; la flexion avec la jambe intérieure et la rêne extérieure
- Une sur-stelling rend le cheval lâche à la main ; une sur-flexion perd de l'impulsion
- La stelling se voit à la tête ; la flexion se mesure aux lignes de traces
Reconnaître et corriger les déséquilibres
Presque chaque cheval est naturellement plus raide d'un côté, tout comme les humains ont une main dominante. Un cheval qui est plus raide à droite fléchit plus facilement à gauche. Vous le reconnaissez parce que vous vous trouvez plus lourd dans la rêne gauche à droite, ou parce que l'épaule droite s'échappe ? Alors cela aide de faire délibérément des cercles à droite plus petits (commencez par 15 mètres) et de maintenir la rêne extérieure active. Alternez aussi régulièrement de main au milieu d'un exercice. Dans le dossier équin EquiSight, vous pouvez noter par séance d'entraînement de quel côté votre cheval est plus raide, afin que les schémas deviennent visibles au fil des semaines.
Exercices pour affiner la stelling
Commencez sur la ligne longue et demandez une stelling légère vers l'intérieur. Vous devez juste pouvoir voir la commissure intérieure, pas plus. Ensuite, mettez la stelling en volte et progressez vers l'épaule en dedans.
- Stelling légère sur la ligne longue, 3 minutes par côté
- Volte de 10 mètres avec stelling constante sans sur-flexion
- Épaule en dedans le long de la piste au pas (le plus facile à contrôler)
- Changements aux angles : demandez la stelling au coin et neutralisez sur la diagonale
Travailler la flexion avec des exercices de gymnasticage
L'impulsion vers l'avant est la base : un cheval qui ne se pousse pas dans l'impulsion ne fléchira jamais vraiment. Travaillez au trot avec de grands cercles de 20 mètres et réduisez progressivement à 15 puis 12 mètres. Assurez-vous que le tempo reste stable — dès que le cheval accélère ou ralentit en réduisant le cercle, la vraie flexion s'arrête. EquiCoach peut vous aider à analyser votre demande : décrivez ce que fait votre cheval et recevez une progression d'exercices ciblée adaptée à votre combinaison.
Quand c'est suffisamment bon ?
Une bonne règle : sur un cercle de 10 mètres, les postérieurs suivent les traces des antérieurs et vous sentez une pression égale dans les deux rênes. Sur la ligne droite, la stelling disparaît et le cheval avance droit. Cela semble simple, mais demande généralement des semaines à des mois d'entraînement constant. Notez les moments de test dans l'agenda EquiSight — des étiquettes rouges et vertes pour moins ou plus d'élasticité — afin de pouvoir examiner les progrès sur plusieurs mois.
